Dr Robert Cathcart : le chirurgien qui découvrit le pouvoir insoupçonné de la vitamine C
C’est l’histoire vraie du Dr Robert Cathcart, un médecin américain à la fois génial, obstiné et incompris, un pionnier avant l’heure.
Un ingénieur dans l’âme devenu chirurgien
Né en 1932, Cathcart grandit en Californie, dans un monde où la technologie et la médecine s’entremêlent.
Avant de revêtir la blouse blanche, il étudie l’économie à Stanford, puis il se tourne vers la médecine et se spécialise en chirurgie orthopédique. Là encore, il ne se contente pas d’appliquer ce qu’on lui enseigne : il invente.
À seulement 33 ans, il met au point une prothèse de hanche révolutionnaire, inspirée de sa propre observation : la tête du fémur humain n’est pas une sphère parfaite, mais légèrement elliptique. Son modèle, la fameuse “prothèse Cathcart”, sera implanté chez plus de 100 000 patients. Un succès total.
Mais malgré ce succès éclatant, son destin prend une tournure inattendue. Freiné par la jalousie de certains confrères qui cessent de lui adresser des patients, il choisit de tourner le dos au bloc opératoire. Cette rupture forcée l’oriente alors vers un tout autre univers, celui des vitamines et de la médecine nutritionnelle.
Une découverte par hasard… et par intuition
Tout commence par un banal rhume des foins.
Un jour, épuisé de se moucher sans fin, Cathcart avale par curiosité quelques grammes de vitamine C. Quinze minutes plus tard, il respire normalement. Intrigué, il recommence le lendemain… même effet.
C’est le début d’une aventure scientifique et humaine.
Peu à peu, il comprend qu’à fortes doses, la vitamine C agit bien au-delà d’un simple complément alimentaire. Il teste, note, expérimente sur lui-même : 16 g en une journée, puis plus encore pendant un rhume.
Résultat : moins de symptômes, récupération express.
Il observe que plus l’infection est forte, plus l’organisme tolère des doses élevées. Ainsi naît sa fameuse théorie de la “tolérance intestinale” : prendre autant de vitamine C que le corps supporte, jusqu’à obtenir un effet thérapeutique.
De chirurgien à médecin de terrain
Dans les années 1970, Cathcart quitte les grands hôpitaux pour s’installer dans un petit village du Nevada. Là, il soigne ses patients avec écoute, attention, et surtout… vitamine C.
Grippes, bronchites, infections : il voit des rétablissements rapides, des convalescences écourtées, des patients ravis.
Le bouche-à-oreille fait le reste.
« La moitié du village était sous vitamine C », racontera-t-il plus tard, non sans humour.
Mais son audace lui attire aussi des ennuis : moqué par certains confrères, il devient persona non grata dans les cercles médicaux conventionnels.
Qu’importe : il préfère la liberté d’expérimenter à la reconnaissance institutionnelle.
Les années sida : la vitamine C en première ligne
Lorsque l’épidémie de sida éclate au début des années 1980, Cathcart s’y consacre avec la même passion.
Il administre de très fortes doses de vitamine C, parfois plus de 100 g par jour, par voie orale ou intraveineuse, combinées à une alimentation rigoureusement saine, riche en oligo-éléments et pauvre en sucre.
Un de ses patients, gravement atteint, voit ses cellules immunitaires revenir à un taux normal en quelques mois. Il restera en vie, stable, vingt ans plus tard. Pour Cathcart, la vitamine C ne guérit pas toujours, mais elle soutient le corps de manière spectaculaire, en renforçant son potentiel d’autoguérison.
Un médecin libre, mais incompris
Cathcart publie, témoigne, partage ses observations. Mais les grandes revues médicales l’ignorent.
Ses doses “phénoménales” de vitamine C paraissent exagérées à ses pairs. Pourtant, ses patients, eux, en voient les effets.
Peu à peu, il devient une figure culte dans les milieux de la médecine orthomoléculaire : un praticien humaniste, pragmatique, qui soigne d’abord avec la nature.
Un médecin qui a préféré écouter son intuition et ses patients plutôt que les dogmes de son époque.
Héritage et actualité
Aujourd’hui encore, les travaux de Cathcart inspirent de nombreux médecins intégratifs.
Sa méthode de la tolérance intestinale est utilisée dans certains protocoles contre les infections ou la fatigue chronique.
Et même si la communauté scientifique reste divisée sur l’efficacité des mégadoses de vitamine C, une chose est sûre : Cathcart a ouvert la voie à une médecine plus globale, plus humaine, et surtout plus ouverte à l’expérimentation.
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