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Le lien entre sols morts et maladies modernes

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Pendant longtemps, on a séparé l’agriculture de la médecine, la terre du corps, le sol de l’humain. Pourtant, une évidence refait surface, portée à la fois par les savoirs anciens et par la science moderne : un sol dégradé produit des humains fragilisés . Nos maladies dites « modernes » ne surgissent pas par hasard. Elles prennent racine dans un système qui a appauvri la terre avant d’appauvrir l’alimentation, puis les corps. Qu’est-ce qu’un sol vivant… et un sol mort ? Un sol vivant n’est pas un simple support inerte. C’est un écosystème complexe fait de bactéries, de champignons, de vers de terre, de micro-organismes invisibles mais essentiels. C’est ce monde souterrain qui nourrit réellement les plantes. À l’inverse, un sol mort se reconnaît par : une très faible biodiversité microbienne un manque de matière organique une structure compactée une dépendance aux engrais chimiques une rupture des cycles naturels du carbone et des minéraux Dans ces sols, les pla...

l’herboristerie en quelques mots

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Depuis la nuit des temps, les plantes accompagnent l’humanité. Nourriture, remède, symbole spirituel ou culturel, elles sont au cœur de notre rapport à la santé et à la nature. L’herboristerie, discipline ancienne et toujours en évolution, incarne ce lien profond entre l’Homme et le monde végétal. Qu’est-ce que l’herboristerie ? L’herboristerie désigne à la fois un lieu, un métier et un savoir-faire. Historiquement, l’herboriste préparait, conservait et vendait des plantes médicinales, souvent récoltées localement. En France, bien que reconnue dès le Moyen Âge, la profession a été supprimée en 1941, laissant aujourd’hui un vide juridique. Actuellement, la vente des plantes médicinales est majoritairement réservée aux pharmaciens, à l’exception de certaines « plantes libérées ». Malgré cela, de nombreux praticiens continuent de faire vivre ce savoir traditionnel, dans l’espoir d’une reconnaissance officielle future. Les grandes pratiques utilisant les plantes médicinales L...

Petit guide des Macérats huileux, Baumes et Cérats

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Vous rêvez de remplacer vos crèmes industrielles par des soins 100 % naturels, faits maison, efficaces et sans cochonneries ? Ce guide est fait pour vous ! Je vous explique simplement : comment fonctionnent les huiles végétales, comment réaliser de magnifiques macérats huileux (calendula, millepertuis, carotte…), des baumes qui sentent bon et des cérats onctueux. Pas besoin d’être chimiste, juste un peu de curiosité et quelques bocaux ! 1. Les huiles végétales : la base de tout Une huile végétale, c’est tout simplement le gras que la plante stocke dans ses graines ou ses fruits (amande, olive, tournesol, coco…). Il y a 3 grandes familles d’acides gras (les briques qui composent l’huile) : Saturés → huile solide à température ambiante (coco) : très stable, nourrit en profondeur. Mono-insaturés (oméga-9, comme l’olive) → liquide, pénètre bien, assez stable. Poly-insaturés (oméga-3 et 6) → très fluide, super pour la peau… mais s’abîme vite (...

Le Sureau noir (Sambucus nigra) : Trésor gourmand et médicinal des haies

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Arbre des haies, des friches et des jardins, le sureau noir offre des fleurs délicatement parfumées au printemps et des fruits d’un violet profond à la fin de l’été. À la fois plante nourricière et remède de tradition, il mérite une place de choix dans nos cuisines comme dans nos tisanes. Un arbre familier de nos campagnes Le sureau noir ( Sambucus nigra L.) est un arbrisseau, un arbuste ou un petit arbre de la famille des Adoxacées. On le rencontre dans toute la France métropolitaine, du niveau de la mer jusqu’à environ 1 600 m d’altitude. Il affectionne les sols riches en nutriments, plutôt frais, légèrement basiques, et se plaît en lisière de bois, dans les haies, friches et talus. Son port peut être buissonnant ou arboré, avec un feuillage caduc et une longévité pouvant dépasser le siècle. C’est une véritable petite pharmacie vivante qui accompagne l’humain depuis des générations. ...

Le grand médecin des forêts - Le Pin sylvestre (Pinus sylvestris)

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A rbre robuste et adaptable, le pin sylvestre s’épanouit aussi bien sur les sols pauvres que sur les reliefs difficiles. Aujourd’hui, il est redécouvert comme une ressource médicinale précieuse, appréciée pour sa richesse en principes actifs.   Avec son bois rouge orangé, son tronc élancé et sa cime légèrement torsadée, il incarne la force, la résistance et l’énergie vitale des forêts. En novembre, alors que l’air se refroidit, que les bronches se serrent et que le corps réclame chaleur et respiration, le pin sylvestre devient un allié précieux. Ses bourgeons, ses aiguilles, sa résine et même son écorce renferment une pharmacopée complète, utilisée depuis des siècles en herboristerie populaire comme en médecine traditionnelle. Identification rapide Nom latin : Pinus sylvestris Famille : Pinaceae Noms communs : pin du Nord, pin rouge, pin d’Écosse Aiguilles : fines, bleutées, rigides, groupées par 2 Écorce : orangée sur la partie haute du tronc Cônes : petits,...

Dr Robert Cathcart : le chirurgien qui découvrit le pouvoir insoupçonné de la vitamine C

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Un chirurgien de haut niveau, inventeur d’une prothèse de hanche utilisée dans le monde entier… qui décide un jour de tout quitter pour s'installer en tant que médecin généraliste dans le Nevada, afin soigner ses patients avec de la vitamine C. C’est l’histoire vraie du Dr Robert Cathcart, un médecin américain à la fois génial, obstiné et incompris, un pionnier avant l’heure. Un ingénieur dans l’âme devenu chirurgien Né en 1932, Cathcart grandit en Californie, dans un monde où la technologie et la médecine s’entremêlent. Avant de revêtir la blouse blanche, il étudie l’économie à Stanford, puis il se tourne vers la médecine et se spécialise en chirurgie orthopédique. Là encore, il ne se contente pas d’appliquer ce qu’on lui enseigne : il invente. À seulement 33 ans, il met au point une prothèse de hanche révolutionnaire , inspirée de sa propre observation : la tête du fémur humain n’est pas une sphère parfaite, mais légèrement elliptique. Son modèle, la fameuse “prothèse Cathca...

Les auxiliaires du jardin : alliés invisibles mais essentiels

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Dans un jardin vivant, chaque être a sa place. Mais certains habitants sont de véritables gardiens du potager et des plantes médicinales : ce sont les auxiliaires . Trop souvent méconnus, ils constituent une alternative naturelle aux pesticides et un pilier de la biodiversité. Qu’est-ce qu’un auxiliaire ? Un auxiliaire est un organisme vivant, insecte, arachnide, oiseau, micro-organisme, voire mammifère, dont la présence profite directement ou indirectement au jardinier. Ils aident à réguler les ravageurs , à améliorer la pollinisation et à fertiliser le sol . Les grandes familles d’auxiliaires 1. Les auxiliaires prédateurs et parasites Ils se nourrissent d’insectes nuisibles ou pondent leurs œufs dans leurs corps. Coccinelles : larves et adultes dévorent des dizaines de pucerons par jour.  Chrysopes : leurs larves sont de véritables « lions des pucerons ». Syrphes : adultes pollinisateurs, larves prédatrices de pucerons. Guêpes parasitoïdes : pondent leurs...

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